Le projet est le fruit d’un dialogue exigeant, constructif et collaboratif avec la Région, que nous remercions pour sa confiance. La disponibilité et l’écoute de la direction et des équipes du lycée ont également largement nourri notre réflexion, en permettant de traduire au plus juste les besoins des futurs utilisateurs.

Ce projet répond à deux grandes ambitions.

La première, et sans doute la plus importante, est d’offrir aux élèves et aux enseignants un bâtiment à la hauteur des métiers qui y sont enseignés.

Nous avons cherché à concevoir un véritable outil d’apprentissage, avec des ateliers lumineux, confortables et évolutifs, capables d’accompagner les pratiques d’aujourd’hui comme celles de demain.

Ce projet est particulier pour nous, parce qu’il nous a rappelé à quel point les métiers du textile et celui de l’architecture se ressemblent. Ce sont deux disciplines à la fois artistiques et profondément techniques.

Un vêtement est une enveloppe qui protège et accompagne les mouvements du corps. C’est aussi un choix de matériaux, leur provenance, leur impact sur l’environnement et leur capacité à durer. C’est enfin un objet culturel, qui raconte une époque, un territoire, une manière de vivre.

Nos deux disciplines se posent donc finalement les mêmes questions, ce qui rend cet exercice particulièrement passionnant.

 

La deuxième ambition est environnementale.

Le choix porté par la Région de réhabiliter ce bâtiment constitue certainement l’acte le plus vertueux. Réhabiliter, c’est reconnaître la valeur de l’existant, préserver les ressources déjà mobilisées et prolonger la vie d’un bâtiment qui a encore beaucoup à offrir.

Pour répondre au manque de surface, une extension s’insère au-devant du bâtiment existant, en entrée de site. Cette implantation permet de requalifier l’image du lycée, de rendre son accès plus lisible, de préserver le cœur d’îlot et de faciliter la cohabitation entre le chantier et la vie quotidienne de l’établissement.

L’extension a été pensée dans le même esprit : matériaux décarbonés, performance thermique été comme hiver, protections solaires intégrées, ventilation efficace, récupération des eaux de pluie pour les sanitaires, végétalisation augmentée, panneaux solaires, avec l’objectif d’atteindre le seuil 2028 de la RE2020.

La durabilité passe également par des matériaux et des mises en œuvre simples et robustes, afin d’assurer la pérennité du bâtiment et d’en faciliter la maintenance.

En conclusion

Le chantier constitue désormais une nouvelle étape, au cours de laquelle maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprises et équipes du lycée mettent en commun leurs compétences pour transformer le projet en réalité.

Dans quelques années, si le projet est réussi, peu de personnes parleront de son architecture.

On parlera des élèves qui y auront appris, des enseignants qui y auront transmis, des créations qui y seront nées.

Au fond, c’est sans doute la plus belle réussite que l’on puisse souhaiter à ce bâtiment : être au service de ses utilisateurs et de la créativité.

Amandine Binet ARCHITECTE DE & Quentin Hodé ARCHITECTE DE associé de l’agence MAGNUM.
l’agence MAGNUM est mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre, aux côtés des bureaux d’études ALTEREA et ALS Structure.

pour en s@voir+ : article du Courrier de l’Ouest du 03 sept. 26